Pour le respect des droits et de la dignité humaine

Mani­fes­ta­tion à Saint-Michel, le dimanche 7 juillet en sou­tient au sans-papier et aux Rroms.

Les expul­sions et des­truc­tions de bidon­villes se suc­cèdent dans toute la France. La police jette à la rue les familles et les bull­do­zers réduisent en char­pie leurs cabanes et leurs biens. Le rythme s’accélère et de nom­breux ter­rains sont mena­cés d’expulsion dans les semaines et les mois à venir. Que deviennent les familles ? Où vont-elles s’abriter ? Com­ment pour­suivre un accom­pa­gne­ment médi­cal et sco­laire ? La seule solu­tion appor­tée est de mettre les familles la rue. Être à la rue serait-il plus sûr et plus digne que de vivre dans un bidonville ?

Pour­tant la cir­cu­laire inter­mi­nis­té­rielle du 26 août 2012 pré­voit un diag­nos­tic social indi­vi­dua­lisé en amont des expul­sions, afin de pro­po­ser « des solu­tions d’accompagnement, dans les dif­fé­rents domaines concou­rant à l’insertion des per­sonnes : sco­la­ri­sa­tion, santé, emploi, loge­ment ». En réa­lité, la cir­cu­laire est res­tée lettre morte pour une grande par­tie des évacua­tions ou se résume la plu­part du temps à un simple recen­se­ment des personnes.

Dans le meilleur des cas, un héber­ge­ment tem­po­raire à l’hôtel est pro­posé pour une infime par­tie des familles, sou­vent très loin de leur lieu de vie. On est bien loin d’un pro­jets d’insertion…

Dans la France du 21ème siècle, on inter­dit à des enfants d’aller à l’école car ils sont pauvres et étran­gers. On inter­dit à des hommes à des femmes de tra­vailler car ils sont rou­mains ou bul­gares. Les auto­ri­tés par­ti­cipent à la mon­tée d’un cli­mat xéno­phobe de par la manière dont les Rroms sont trai­tés, aussi bien dans les dis­cours que dans les actes.

About Pierre-Emmanuel Weck

Photographe