L’attention au monde…

J’aime ce moment où je me mets en route et commence à me laisser envahir par la sensation d’attention au monde.

Finalement cette manière d’être m’apporte la satisfaction d’un savoir-faire (un savoir-être) qui n’est pas rien et qui n’est pas donnée à tout le monde.

On entend souvent : « mais un photographe, c’est un promeneur, un type qui glande et appui de temps en temps sur un bouton, c’est trop facile ! »

Sauf que :
– Qui s’organise pour effectivement avoir ce temps de la flânerie ?
– Qui renonce au confort automatique d’un salaire régulier en fin de mois ?
– Qui prend le risque d’être suffisamment à l’écoute de soi pour s’imposer son propre rythme ?
– Qui sait flâner « efficacement » ?

Être à l’écoute du monde, se laisser traverser et envahir par lui, tenter d’en rendre compte, être dans le doute permanent de l’écriture…

Alors, j’aime ce moment où je suis libre, ou je peux tomber comme faire une rencontre, le monde va m’en apprendre davantage sur lui et sur moi-même…

About Pierre-Emmanuel Weck

Photographe

2 Comments

  1. Pierre-Emmanuel

    Ouais, Ouais… J’aime bien Doisneau mais je préfère Bruce Dadidson, Sally Mann, Rip Hopkins, Don MacCullin, Robert Frank, William Klein, Gisèle Freud, Diane Arbus, Robert Capa, Eugène Richard, Louis Faurer…

  2. gillesklein

    Ouais, ouais… Il faut faire comme Doisneau, organiser ces scènes de rues. Efficacité, rentabilité, maximalité.

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